Une cliente qui revient deux ans plus tard, un fabricant qui rappelle un lot d'encre, un contrôle qui demande l'accord du parent d'un mineur : trois moments où l'on rouvre une fiche client. Ce guide dit ce qu'elle est, ce qu'elle doit contenir, sur papier ou sur écran, et combien de temps la garder — puis, tout en bas seulement, ce que ConsentForm en fait.
Une fiche client n'est ni un dossier de soins ni une formalité de plus : c'est la mémoire d'une séance. Ce guide dit ce qu'on y écrit, ce qu'on n'y écrit pas, et quand on la jette.
C'est le document, papier ou numérique, qu'un tatoueur ouvre pour une personne avant de la tatouer : qui elle est, ce qu'elle a déclaré sur sa santé, ce qu'on lui a expliqué, ce qu'elle a accepté, et ce qui a servi à la tatouer. Dans la plupart des studios, la fiche client et le formulaire de consentement tatouage ne font qu'un seul et même papier : le consentement en est le cœur, la fiche en est l'enveloppe. Aucun texte ne définit l'une ni l'autre : les deux mots viennent du classeur, pas du code de la santé publique. Même logique pour le piercing et le maquillage permanent, où le bijou ou le pigment remplace l'encre.
Le consentement, c'est la signature sous les mentions. La fiche client ajoute ce qui l'entoure : coordonnées, questionnaire, date de l'acte, encres utilisées, signature du praticien.
Votre fiche n'a pas à ressembler à celle d'un médecin. Quelques questions fermées servent à repérer une vigilance ; le reste ne vous regarde pas.
L'e-mail donné pour recevoir sa fiche n'autorise pas, à lui seul, une newsletter. La voie la plus sûre pour envoyer des nouvelles du studio est une case à part, jamais pré-cochée, que le client coche lui-même — celle que recommande la CNIL pour la prospection par e-mail.
Un client, une date, un acte. Regrouper plusieurs séances en un « dossier client » est un confort d'organisation, pas une exigence : la fiche du jour se suffit à elle-même.
Nom, prénom, date de naissance, un moyen de joindre la personne. La date de naissance n'est pas là par curiosité : c'est elle qui déclenche, ou non, le parcours du client mineur. Le sexe peut servir vos statistiques, à condition qu'une réponse « non communiqué » soit toujours possible. Numéro de sécurité sociale, profession, pathologie sans rapport avec l'acte, photos du tatouage : rien de cela n'a sa place ici — moins la fiche en contient, moins elle vous engage.
L'arrêté du 3 décembre 2008 attend du professionnel qu'il recherche « les contre-indications au geste liées au terrain ou aux traitements en cours » (art. 2), sans imposer ni questionnaire type ni réponse écrite : la recherche est obligatoire, sa mise par écrit est une pratique. Quelques questions oui/non couvrent l'essentiel : allergies, maladie ou affection connue, traitement médicamenteux en cours, affection de la peau, tendance aux malaises ; la grossesse et l'allaitement, eux, se rappellent dans une mention à cocher. Écrites, ces réponses deviennent des données sensibles (art. 9 du RGPD) : le client doit pouvoir laisser une question sans réponse — c'est ce qui garde son accord libre (art. 7.4) — et cet accord se recueille à part de l'acceptation générale (art. 7.2). Vous restez, vous, libre d'apprécier si vous tatouez.
C'est le bloc que la réglementation encadre le plus — avec le consentement parental du mineur —, et elle l'encadre par l'information : elle doit être affichée dans le local et remise par écrit (art. R. 1311-12 du code de la santé publique), et délivrée oralement (art. 2 de l'arrêté du 3 décembre 2008). Ce document d'information n'a pas besoin d'être signé pour un majeur ; mais le jour où un client conteste, c'est au professionnel de montrer qu'il l'a informé (art. 1112-1 du code civil). Une ligne par point expliqué, cochée par le client, puis sa signature datée : la fiche garde la trace de ce qui a été dit et accepté — votre premier élément de preuve.
Date de la séance, zone, et surtout les encres : nom, dénomination, numéro de lot. Aucun texte ne vous oblige à inscrire le lot sur la fiche de chaque client — la fiche de traçabilité imposée par l'arrêté du 11 mars 2009 concerne la désinfection de votre matériel, pas la personne tatouée. Mais les ARS le recommandent, et pour cause : un rappel de lot ou une réaction six mois plus tard, sans cette ligne, vous laisse sans réponse. Deux signatures ferment la fiche, celle du client et la vôtre — aucun texte n'impose la seconde, mais elle date votre engagement.
Nulle part sur le fond, partout dans le geste. Une fiche papier rangée dans un classeur est aussi soumise au RGPD qu'un fichier informatique (art. 2 du RGPD) : mêmes données, même durée, même obligation de la protéger et de la détruire au terme. Et ni une feuille signée au stylo ni un PDF signé au doigt n'a la force d'une signature électronique qualifiée, la seule que la loi présume fiable. Ce qui change, c'est le temps que prennent quatre gestes répétés des centaines de fois.
Un client revient pour un rappel de couleur : sa fiche d'il y a trois hivers dort dans un classeur, dans un ordre que seul l'ancien apprenti connaissait. Sur écran, un nom suffit.
Une fiche papier se lit par-dessus l'épaule, se photocopie, s'emporte. Une fiche numérique se protège par un compte, un code, un serveur situé en France — à vous de vérifier lequel.
Une signature au stylo n'a pas d'heure. Une signature à l'écran est horodatée et le PDF part aussitôt par e-mail, daté : de quoi montrer, si on vous le demande, qui a signé et quand — pour une signature simple, c'est cela qui se démontre.
Détruire les fiches arrivées au terme de la durée que vous avez fixée demande, sur papier, une soirée et une déchiqueteuse. Sur écran, un filtre par année les isole en une seconde ; reste à vérifier que votre outil sait ensuite les effacer.
Vous restez sur papier ? Prenez au moins un bon modèle : notre fiche de consentement tatouage en PDF, et les mentions à y faire figurer.
Une seule durée est écrite dans la loi pour la fiche client, et elle ne concerne que les mineurs : la preuve du consentement écrit d'un titulaire de l'autorité parentale ou du tuteur doit pouvoir être présentée pendant trois ans (art. R. 1311-11 du code de la santé publique). Ni une autorisation de tout garder trois ans, ni une obligation de tout détruire au bout de trois ans. Pour tout le reste, aucun texte ne fixe de nombre d'années : c'est à vous, responsable du traitement, de choisir une durée justifiée par la finalité de la fiche — ici, pouvoir prouver — puis de vous y tenir. L'action en responsabilité pour un dommage corporel se prescrit par dix ans à compter de la consolidation du dommage (art. 2226 du code civil) : c'est l'étalon le plus simple à défendre, à défaut de chiffre imposé — dix ans qui courent depuis la consolidation, pas depuis la séance.
C'est la seule obligation d'archivage écrite noir sur blanc pour la fiche client — vos fiches de désinfection et le suivi de vos DASRI ont les leurs —, et elle porte sur la preuve du consentement parental. Notre guide tatouer un mineur : les règles détaille qui signe et quoi vérifier.
Pas de chiffre imposé, mais pas « pour toujours » non plus — et pas de « trois ans parce que la loi le dit » : elle ne le dit pas. Écrivez votre règle, dix ans après la séance par exemple, et appliquez-la à toutes les fiches, papier comme numérique.
Les réponses au questionnaire n'ont d'utilité qu'autour de la séance. Les données sensibles se gardent le temps strictement nécessaire : la trace que la question a été posée reste sur la fiche, le détail peut partir bien avant elle.
Une fiche contient des données sensibles : elle ne se laisse ni sur le comptoir ni sur un téléphone sans code. Et le client doit savoir, au moment où il la remplit, pourquoi vous collectez, combien de temps, et à qui s'adresser (art. 13 du RGPD).
Base légale, minimisation, sécurité, information du client : le détail est dans notre guide RGPD : conserver les fiches de consentement. Et pour le local, le matériel et la formation : la réglementation hygiène et salubrité.
Non, rien ne l'impose. Un dossier qui regroupe toutes les séances d'une même personne est une commodité de studio, utile pour retrouver une teinte ou une retouche ; mais chaque information qu'on y ajoute — photos, notes, projets — est une donnée de plus à protéger, à justifier et à supprimer un jour. Le minimum défendable est plus simple : une fiche complète par séance, retrouvable par le nom.
Elle a ses propres réponses de santé : un traitement peut avoir commencé entre-temps. Recopier l'ancienne serait une erreur.
Pour retrouver toutes les séances d'un client, il suffit que ses fiches portent le même nom et la même date de naissance. Pas besoin d'un dossier pour cela.
« Sensible, prévoir des pauses » est une donnée personnelle, parfois de santé. Si vous notez, notez peu, et sachez que le client peut demander à lire.
Elles relèvent du droit à l'image, pas de la fiche : un accord distinct, une finalité précise (portfolio, réseaux), et un rangement séparé des données de santé.
Il en fait une fiche numérique par séance, remplie et signée à l'écran, puis un PDF. Les quatre blocs de ce guide s'y retrouvent, dans cet ordre : identité, cinq questions de santé facultatives que vous activez ou non depuis votre profil, mentions d'information cochées et signatures, encres et lots. Le PDF signé part par e-mail à votre studio à chaque finalisation, sans abonnement. ConsentForm ne rend personne conforme à la réglementation de son métier et ne le prétend nulle part : il conserve la trace de ce qui a été demandé, montré et signé. À ce jour, une fiche finalisée ne se supprime pas une à une depuis l'app ; seule la suppression du compte efface tout.
Le client la remplit lui-même, sur l'iPad que vous lui tendez ou sur son propre téléphone après avoir scanné votre QR code. Il laisse une question de santé sans réponse s'il préfère — la fiche affiche alors « Non renseigné » —, coche à part le droit à l'image et l'accord pour être recontacté, et signe au doigt. Un client mineur déclenche la demande de l'autorisation parentale et de la pièce d'identité, en photo ou gérées à part.
Signatures horodatées, encres et lots cochés dans votre armoire numérique, photos d'encres et d'aiguilles intégrées au document mais jamais conservées sur nos serveurs ; le bijou pour un piercing, la zone, la technique et la teinte pour un maquillage permanent. Compris dans l'achat unique.
Archives dans l'app, recherche par nom, filtres par année, âge ou sexe, export CSV de la liste : une pile de fiches bien rangée, qui répond en une seconde. S'y ajoutent la copie du PDF et votre fiche de soin envoyées au client s'il les a demandées, et, pour une fiche préparée avant le rendez-vous, un e-mail de rappel envoyé d'un bouton — jamais sans votre geste. (premium)
Aucune page « client », aucun historique regroupé, aucune note libre, aucune photo du tatouage, aucun suivi de retouche. Une fiche est la trace d'une séance ; c'est volontaire, et c'est plus léger à protéger.
Côté serveur, ConsentForm garde par client le strict nécessaire — nom, prénom, date de naissance, e-mail, téléphone et son choix sur les e-mails du studio — pour rapprocher ses fiches et lui demander un avis, une fois, s'il l'a accepté. Le détail est dans notre politique de confidentialité. Pour voir l'outil au fil d'une journée : le logiciel tatoueur, du scan au PDF signé.
C'est le document ouvert pour une personne avant de la tatouer : son identité, ses réponses à quelques questions de santé, les informations qu'on lui a données, ce qu'elle a accepté et signé, puis la trace de l'acte (date, zone, encres et lots). Dans la plupart des studios, fiche client et formulaire de consentement sont un seul et même document ; le consentement en est le cœur, et aucun texte ne définit l'un ni l'autre.
Pour un client majeur, aucun texte n'impose de fiche signée ni de questionnaire écrit. Ce qui est obligatoire, c'est l'information préalable : affichée dans le local et remise par écrit (art. R. 1311-12 du code de la santé publique), et délivrée oralement (art. 2 de l'arrêté du 3 décembre 2008). Pour un mineur, le consentement écrit d'un titulaire de l'autorité parentale ou du tuteur est exigé, après une information donnée au mineur comme au parent (art. 4 du même arrêté), et sa preuve doit pouvoir être présentée pendant trois ans (art. R. 1311-11). Dans tous les cas, une fiche datée et signée est le moyen le plus simple de garder la trace de l'information donnée.
Le formulaire de consentement est la partie où le client déclare avoir été informé et accepte l'acte, avec sa signature. La fiche client l'englobe : elle ajoute les coordonnées, le questionnaire de santé, la date de la séance, les encres utilisées et, le plus souvent, la signature du praticien. En pratique, les deux tiennent sur la même page, papier ou PDF.
Aucun texte ne fixe de liste ; celle-ci est celle qui donne à la fiche sa valeur de trace. Quatre blocs : l'identité (nom, prénom, date de naissance, un contact), un questionnaire de santé court et facultatif (allergies, affection ou maladie, traitement, peau, malaises), les mentions d'information cochées et signées (permanence, douleur, risques et cicatrisation, sobriété, grossesse ou allaitement, droit à l'image à part), et la trace de l'acte (date, zone, encres avec leur lot, signature du praticien). Pour un mineur s'ajoutent l'autorisation parentale et la pièce d'identité du signataire.
Pour la fiche client, la loi ne fixe qu'une durée : trois ans pour la preuve du consentement écrit du parent ou du tuteur d'un mineur (art. R. 1311-11 du code de la santé publique). Pour le reste, c'est à vous de fixer une durée justifiée par la finalité de la fiche, qui est de pouvoir prouver ; l'action en responsabilité pour un dommage corporel se prescrit par dix ans à compter de la consolidation (art. 2226 du code civil), l'étalon le plus défendable à défaut de chiffre imposé. Notez votre règle, appliquez-la à toutes les fiches, et effacez le détail des réponses de santé bien avant la fiche elle-même.
Oui, et c'est attendu : l'arrêté du 3 décembre 2008 demande au professionnel de rechercher les contre-indications liées au terrain ou aux traitements en cours. Mais ce sont des données sensibles (art. 9 du RGPD) : questions fermées, en petit nombre, toujours facultatives, recueillies avec un accord à part de l'acceptation générale ; laisser une question sans réponse doit rester possible, c'est ce qui garde cet accord libre (art. 7.4 du RGPD).
Oui. Nous publions le PDF réellement produit par ConsentForm à la fin d'une séance, avec des données fictives : identité, questionnaire de santé, mentions, encres et signatures. Il se lit en bas de cette page et dans notre guide sur le modèle de formulaire de consentement tatouage en PDF. Un PDF à imprimer reste du papier : il faudra le faire signer, le scanner et le classer. Aucun texte n'impose un support, et une fiche signée sur tablette est un écrit au même titre qu'une feuille signée au stylo.
Non. ConsentForm crée une fiche par séance, signée et transformée en PDF envoyé à votre studio. Il ne conserve ni page client, ni historique regroupé, ni notes libres, ni photo du tatouage. Le premium ajoute seulement des archives où l'on tape un nom, filtre par année, âge ou sexe, et exporte la liste en CSV : une pile de fiches bien rangée, pas un dossier.
Un seul achat de 14,99 € ouvre l'app sur iPhone, iPad et dans le navigateur, sous le même compte. Les archives et les e-mails au client sont une option, prise le jour où le classeur déborde et arrêtée quand on veut.
La fiche, la signature, le PDF.
Réglé une fois sur l'App Store, valable aussi dans le navigateur sous le même compte. Aucune échéance à surveiller.
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49,90 € par an, prélevés une fois l'an : douze mois au prix de dix. On arrête quand on veut.
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Pas d'iPad au studio ? Le même compte ouvre ConsentForm sur PC ou Mac. L'achat fait sur l'App Store vaut aussi dans le navigateur, sans second paiement. L'inscription est gratuite ; le paiement de 14,99 € vient ensuite, une seule fois. Les places praticien du mode shop, 3 € l'unité, restent un achat Apple, depuis l'app iPhone ou iPad.
Nos guides pour le studio : le modèle PDF, les mentions à faire figurer, la conservation RGPD, le cas du mineur, l'hygiène et les soins.
Percer un mineur exige l'accord écrit d'un titulaire de l'autorité parentale, dont la preuve doit pouvoir être présentée trois ans. Aucun modèle officiel.
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Voici le document réellement généré par ConsentForm à la fin d'une séance : identité du client, questionnaire de santé, consentements, traçabilité et les deux signatures. Les informations sont fictives, la mise en page est celle que vous obtiendrez.
Télécharger l'exemple de fiche de consentement tatouage PDF (13 Ko)Les informations réglementaires évoquées sur ce site ont une visée informative et ne constituent pas un conseil juridique. Les textes officiels cités dans nos guides font foi ; en cas de doute, rapprochez-vous de votre ARS ou d'un professionnel du droit.
Nouveautés de l'application, coulisses, et bientôt un jeu concours réservé aux tatoueurs, perceurs et pros du maquillage permanent. Suivez-nous pour en savoir plus.
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