Si vous avez été formé avant 2023, votre attestation n'est plus un acquis définitif : depuis l'arrêté du 5 mars 2024, la formation hygiène et salubrité tatouage, maquillage permanent et piercing débouche sur une certification délivrée par l'ARS, valable cinq ans — et les anciennes attestations ont une date de péremption. La première tombe le 13 mars 2027. Nous ne vendons aucune formation : voici ce que disent les textes, et ce qu'ils ne disent pas.
Qu'est-ce que la formation hygiène et salubrité, et qui doit la suivre ?
C'est la seule formation que le code de la santé publique impose pour tatouer, pratiquer le maquillage permanent ou percer : l'article R. 1311-3 vise « les personnes qui mettent en œuvre les techniques citées à l'article R. 1311-1 ». Elle dure au minimum 21 heures réparties sur trois jours, dont 7 heures de pratique, auprès d'un organisme habilité par le directeur général de l'ARS (arrêté du 5 mars 2024, modifié le 11 octobre 2024). Depuis ce texte, elle ne donne plus une attestation acquise une fois pour toutes, mais une certification délivrée par l'ARS, valable cinq ans à compter de sa délivrance ; les attestations de l'ancien régime n'en tiennent lieu que pour un temps limité.
Vérifié le 22 septembre 2026 · Sources : Légifrance, France compétences. Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil juridique : seul le texte publié au Journal officiel est opposable, et l'ARS de votre région reste l'interlocuteur qui tranche votre situation.
Qui doit être formé, exactement ?
La personne qui pratique — pas l'entreprise, pas seulement le gérant. L'article R. 1311-3 vise « les personnes qui mettent en œuvre les techniques » : c'est le geste qui déclenche l'obligation, pas le statut ni la forme juridique du salon. L'arrêté le confirme dans sa mécanique, puisque l'ARS « délivre […] une certification à chaque personne qui l'a suivie en totalité ». Le titre est nominatif : un salarié, ou un tatoueur invité qui pique lui-même, doit détenir le sien.
Le texte ne nomme cependant jamais le « salarié » ni l'« apprenti » : c'est une lecture du critère, pas une citation. Le cas de l'apprenti en formation initiale n'est traité par aucun texte que nous ayons pu lire, et nous ne trancherons pas à sa place — question à poser à votre ARS.
Le maquillage permanent est-il concerné ?
Oui, et depuis bien plus longtemps qu'on ne le croit. L'article R. 1311-1 vise « les techniques de tatouage par effraction cutanée, y compris la technique du maquillage permanent, et du perçage corporel », dans une rédaction issue du décret du 19 février 2008. L'arrêté du 5 mars 2024 avait omis cette mention dans son intitulé ; celui du 11 octobre 2024 l'y a ajoutée. C'est une correction de forme, pas une extension de périmètre — plusieurs praticiennes ont pourtant pu croire, en lisant le seul titre de mars, qu'elles n'étaient pas visées.
Un diplôme d'esthétique ne dispense de rien ; dans l'autre sens, le code n'en exige aucun pour pratiquer le maquillage permanent. Il ne cite d'ailleurs ni « dermopigmentation » ni « microblading », qui sont des appellations commerciales : le critère juridique est l'effraction cutanée avec dépôt de pigment — c'est ce que nous détaillons à propos du consentement en microblading.
Qui en est dispensé ?
La liste de l'article 8 est courte et fermée ; ni le CAP, ni le BP, ni le BTS esthétique n'y figurent. Sont dispensés de la formation, de l'évaluation et de la certification :
- les titulaires d'un diplôme d'État de docteur en médecine ;
- les titulaires d'un diplôme d'université de spécialité hygiène hospitalière — un diplôme, pas une expérience en milieu de soins ;
- les titulaires d'un titre équivalent délivré par un autre État membre de l'Union européenne (directive 2005/36/CE) ;
- les personnes habilitées dans un État membre selon la norme EN 17169, jusqu'à l'échéance de leurs cinq ans seulement.
Être professionnel de santé ne suffit donc pas. Cas distinct : l'article R. 1311-13 écarte tout le chapitre « aux professionnels de santé lorsqu'ils réalisent des actes de soins » — l'exception tient à l'acte, pas au statut. Et une dispense de formation ne dispense d'aucune autre obligation.
Qu'est-ce qui a changé en 2024 ?
C'est le changement le moins visible de la réforme : il ne se lit ni sur une attestation ancienne, ni sur la plupart des pages encore en ligne. Avant, l'organisme délivrait lui-même une attestation nominative, sans durée de validité. Depuis l'arrêté du 5 mars 2024, l'ARS « en tant qu'organisme de certification, délivre sur proposition du jury d'évaluation une certification […] à chaque personne qui l'a suivie en totalité et qui a validé le contrôle des connaissances ainsi que des compétences requises », et cette certification « a une validité de cinq ans à compter de la date de sa délivrance » (article 2). Trois nouveautés :
- assister ne suffit plus : il faut valider un contrôle des connaissances et des compétences ;
- un jury propose la certification, et c'est l'ARS qui la délivre — plus l'organisme ;
- la certification se périme au bout de cinq ans.
L'évaluation porte sur chacune des neuf unités : un écrit final, qui peut prendre la forme d'un QCM, et une mise en situation. D'après le référentiel d'évaluation annexé à l'arrêté, la réussite s'apprécierait en trois paliers : à partir de 75 % des critères satisfaits, c'est validé ; entre 50 et 74 %, le candidat garde les unités acquises et ne repasse que les autres ; en dessous de 50 %, la formation n'est pas validée. Ces seuils figurent dans les annexes de l'arrêté, que nous n'avons pas pu lire mot à mot : nous les donnons sous réserve, et ils sont à confirmer sur le texte publié au Journal officiel ou auprès de votre ARS.
Enfin, l'arrêté du 12 décembre 2008 est abrogé, et les centres habilités sous l'ancien régime ont pu délivrer des attestations « ancien régime » jusqu'au 5 septembre 2025 seulement. Beaucoup de pages citent pourtant encore ce texte de 2008 et le préfet de région comme autorité d'habilitation : c'est périmé.
Combien de temps dure-t-elle, et que contient-elle ?
L'article 1er est clair : « la formation […] est d'une durée minimale de vingt et une heures réparties sur trois jours, dont sept heures consacrées à la formation pratique ». Trois précisions que les pages commerciales escamotent : la durée est minimale, un organisme peut faire plus long ; le découpage « 14 heures de théorie + 7 heures de pratique » n'est pas dans le texte ; et le mot « consécutifs », souvent accolé aux trois jours, n'y figure pas non plus — il venait de l'arrêté de 2008. Le programme est organisé en neuf unités, adossées à des référentiels de formation, de compétences et d'évaluation.
Seul un organisme habilité par le directeur général de l'ARS peut la dispenser ; l'agence statue dans les deux mois suivant la réception du dossier complet, et peut retirer l'habilitation en cas d'insuffisances graves. Vérifiez-la avant de vous inscrire, pas après. Autre critère de sérieux : l'équipe pédagogique doit comprendre au moins un professionnel du tatouage — maquillage permanent compris — et du perçage, ou deux professionnels se partageant les deux champs, eux-mêmes titulaires de cette formation, plus au moins un formateur qualifié en hygiène hospitalière.
À ne pas confondre : l'obligation porte sur l'hygiène et la salubrité, et sur elle seule — les formations au geste ne sont pas réglementées par ce texte. Le seul prérequis d'accès posé par la fiche de certification est d'être majeur : aucun diplôme, aucune expérience.
Peut-on la faire à distance ?
Non, pas entièrement — et c'est le point sur lequel il ne faut pas se faire avoir. Le référentiel de formation le dit noir sur blanc : « cette formation comprend une partie théorique pouvant être réalisée en distanciel et une partie pratique obligatoirement réalisée en présentiel ». Les 7 heures de pratique se font en salle : un organisme qui promet la certification initiale sans jamais vous déplacer ne respecte pas le texte.
Deux nuances, en revanche, que les articles concurrents ratent presque toujours : l'épreuve écrite finale peut être passée à distance si l'organisme justifie d'un système de gestion du risque de fraude ; et la mise à jour quinquennale peut, elle, être suivie entièrement à distance, sous la même réserve.
Combien ça coûte, et qui peut payer ?
Commençons par ce que nous ne dirons pas : aucune source officielle ne fixe le prix d'une session. Les fourchettes que l'on croise viennent des organismes eux-mêmes, qui vendent la prestation ; nous n'en reprendrons aucune. Comparez sur l'habilitation et l'équipe pédagogique, pas sur le tarif affiché.
Sur le financement, le droit est net. La certification est enregistrée au Répertoire spécifique de France compétences sous le numéro RS6939, le ministère chargé de la santé étant certificateur. Or l'article L. 6323-6 du code du travail rend éligibles au compte personnel de formation les actions sanctionnées par une certification enregistrée à ce répertoire : la formation entre donc dans le champ des actions mobilisables avec le CPF. Deux réserves : cela ne garantit pas qu'un organisme donné soit référencé sur moncompteformation.gouv.fr ; et depuis le 26 février 2026, le décret n° 2026-127 du 24 février 2026 plafonne à 1 500 € les droits CPF mobilisables pour une certification du répertoire spécifique. Ce plafond porte sur vos droits, pas sur le prix de la formation.
Une confusion fréquente, entretenue par certains organismes de formation : la fiche RS6681, « Création et réalisation de tatouages artistiques complexes » (certificateur privé MEDMAX), n'est pas la formation hygiène et salubrité. C'est une certification artistique facultative, qui ne remplace pas l'obligation sanitaire — sa propre fiche exige d'avoir déjà suivi les 21 heures. Aucun texte ne la rend obligatoire, ni n'annonce qu'elle le deviendra.
Cinq ans, puis quoi ?
La certification vaut cinq ans à compter de sa délivrance : notez cette date, c'est elle qui compte, pas celle du stage. Le renouvellement passe par une mise à jour des connaissances et des compétences « d'une durée de minimum sept heures en continu », qui « peut être réalisée en distanciel sous réserve de justification de la mise en place d'un système de gestion du risque de survenue de fraude […] ». C'est un plancher, et le texte ne prévoit pas de l'étaler sur plusieurs sessions. Ce n'est pas non plus une simple présence : il impose une auto-évaluation en amont, des rappels de procédures et de nouveautés réglementaires, puis une évaluation finale. Ce qui se passe en cas d'échec à celle-ci n'est réglé par aucune disposition que nous ayons lue.
Trois durées de sept heures cohabitent dans ce dossier, et les confondre fait dire n'importe quoi : la pratique des 21 heures initiales ; la mise à jour quinquennale ; et la formation spécifique de l'article 9, pour exercer exceptionnellement en locaux provisoires (conventions, salons), dont l'attestation « est valable pour une durée d'une année au titre de la manifestation pour laquelle elle est organisée ». Cette dernière n'est pas un raccourci vers la certification.
J'ai une attestation de 2008, 2015 ou 2020 : que dois-je faire ?
Bonne nouvelle d'abord : vous n'avez pas à refaire les 21 heures. L'article 10 prévoit que « l'attestation délivrée en application de l'arrêté du 12 décembre 2008 tient lieu de certification […] sous réserve de la validation du contrôle des connaissances ainsi que des compétences requises ». C'est ce que les ARS appellent une équivalence de certification : vous passez l'évaluation auprès d'un organisme habilité, et l'ARS délivre la certification.
Mauvaise nouvelle : cette porte se ferme, et la date dépend de votre attestation. L'arrêté ayant été publié au Journal officiel du 13 mars 2024 (JORF n° 0061, texte n° 19), les délais courent depuis cette date.
- Attestation délivrée avant le 31 décembre 2022 : elle tient lieu de certification pendant 3 ans à compter de la publication, soit jusqu'au 13 mars 2027.
- Attestation délivrée à partir du 1er janvier 2023 : 5 ans à compter de sa délivrance, et au plus tard jusqu'au 31 décembre 2028.
Deux points à ne pas manquer. L'équivalence n'est pas automatique : il ne suffit pas de s'être inscrit avant l'échéance, il faut avoir validé l'évaluation — conservez le justificatif de réussite. Et méfiez-vous de la règle des « 24 mois » qui circule encore : elle figurait dans la rédaction initiale de l'article 10, et l'arrêté du 11 octobre 2024 l'a remplacée. Ce n'est plus le droit applicable.
Ce que le texte ne dit pas, et nous ne l'inventerons pas : ce qui arrive concrètement à qui laisse passer l'échéance. Aucune disposition lue ne prévoit de retrait de la déclaration ni d'obligation de reprendre les 21 heures. Ce que l'on sait, c'est que l'attestation cesse alors de tenir lieu de certification. Ce qu'il advient ensuite de la situation du praticien — au regard de sa déclaration comme des sanctions de l'article R. 1312-9 — n'est réglé par aucune disposition que nous ayons lue : c'est une question à poser à votre ARS.
Qu'est-ce qu'on risque sans ?
L'article R. 1312-9 du code de la santé publique punit « de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe » le fait de tatouer ou de percer « sans avoir reçu la formation prévue à l'article R. 1311-3 ». Une contravention de 5e classe, c'est jusqu'à 1 500 €, porté à 3 000 € en cas de récidive lorsque le règlement le prévoit (article 131-13 du code pénal) : des plafonds appréciés par le juge, pas des tarifs. S'y ajoute une peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi à commettre l'infraction (article R. 1312-11) : la machine peut être prise, là encore à l'appréciation du juge.
Le même article sanctionne, au même niveau, six autres manquements : défaut de déclaration d'activité, conditions d'hygiène, information et affichage, déchets, produits et matériaux, et intervention sur un mineur sans l'accord du titulaire de l'autorité parentale. Sur la fréquence réelle des contrôles, nous n'avons aucune donnée officielle : nous n'en avancerons pas.
Et le pistolet perce-oreille ?
Il est exclu de cette formation, et c'est le point le plus souvent mal rapporté. L'article R. 1311-1 écarte du champ « le perçage du pavillon de l'oreille et de l'aile du nez quand il est réalisé par la technique du pistolet perce-oreille ». L'exception suppose deux conditions réunies : la zone et l'instrument. Un nombril, une langue, un téton, une arcade restent dans le régime général même percés au pistolet ; un lobe percé à l'aiguille aussi. Et le texte dit « pavillon », qui englobe le cartilage, pas « lobe ».
Exclu de la formation ne veut pas dire sans règles. L'article R. 1311-7 réserve la technique aux personnes ayant effectué la déclaration prévue à l'article R. 1311-2, ou relevant de conventions collectives et d'activités listées par arrêté : l'arrêté du 29 octobre 2008 y range deux conventions collectives (commerce de détail de l'horlogerie-bijouterie ; bijouterie, joaillerie, orfèvrerie) et deux sous-classes NAF, 47.77Z et 32.12Z. C'est ce mécanisme qui permet à une bijouterie de percer des lobes sans être déclarée comme perceur.
S'y ajoutent des règles d'hygiène propres — peau isolée des éléments permanents du pistolet par un jetable à usage unique, bijou stérile sous emballage hermétique (R. 1311-8 et R. 1311-9) — et, surtout, l'accord écrit du titulaire de l'autorité parentale pour un mineur (R. 1311-11) comme l'information préalable (R. 1311-12), qui visent expressément cette technique : c'est le sujet de notre guide sur l'autorisation parentale en piercing.
Et après la formation ?
La certification n'est qu'une pièce du dossier. Avant de commencer, il faut aussi déclarer l'activité : l'article R. 1311-2 prévoit que les personnes concernées « déclarent cette activité auprès du directeur général de l'agence régionale de santé compétent pour le lieu d'exercice ». L'arrêté du 23 décembre 2008 précise que la déclaration précède le démarrage de l'activité et que le déclarant y produit l'attestation de formation ou le titre accepté en équivalence. La cessation se déclare auprès de la même autorité.
Restent les deux obligations de chaque jour : l'information préalable sur les risques et les précautions, affichée dans le local et remise par écrit (R. 1311-12), et l'accord écrit d'un titulaire de l'autorité parentale pour un mineur, dont vous devez pouvoir présenter la preuve pendant trois ans (R. 1311-11). Le cadre général est détaillé dans notre article sur l'hygiène et la salubrité en tatouage et piercing.
C'est sur ce dernier point, et uniquement celui-là, que ConsentForm intervient : l'application de fiches de consentement des tatoueurs, perceurs et praticiens du maquillage permanent, sur iPhone, iPad et dans le navigateur. Le client remplit sa fiche, signe, et l'application produit un PDF daté, l'envoie par e-mail au studio et le conserve ; l'exemplaire au client, lui, ne part que s'il l'a demandé et si l'abonnement premium est actif. Dès que l'âge calculé passe sous 18 ans, la fiche affiche un repère « Mineur » et la validation reste bloquée tant que la photo de l'autorisation parentale signée et celle de la pièce d'identité du mineur ne sont pas jointes — sauf si vous déclarez gérer ces pièces hors application. Ce qu'elle ne fait pas : elle ne vous forme pas, ne déclare rien à l'ARS et ne remplace aucune obligation. Elle garde la trace de ce que vous avez fait signer — rien de plus.
Télécharger ConsentForm sur l'App Store →
Questions fréquentes
La formation hygiène et salubrité est-elle obligatoire pour le maquillage permanent ?
Oui. L'article R. 1311-1 du code de la santé publique vise le tatouage par effraction cutanée « y compris la technique du maquillage permanent », et ce depuis 2008. C'est la même formation, les mêmes 21 heures et la même certification valable cinq ans que pour un tatoueur. Un diplôme d'esthétique ne dispense de rien.
Peut-on suivre la formation hygiène et salubrité entièrement en ligne ?
Non, pas la formation initiale. L'arrêté du 5 mars 2024 prévoit « une partie théorique pouvant être réalisée en distanciel et une partie pratique obligatoirement réalisée en présentiel » : les 7 heures de pratique se font en salle. En revanche, la mise à jour d'au moins sept heures qui renouvelle la certification tous les cinq ans peut, elle, être suivie à distance si l'organisme justifie d'un dispositif anti-fraude.
Mon attestation de 2015 est-elle encore valable ?
Elle tient lieu de certification jusqu'au 13 mars 2027, à condition de valider d'ici là le contrôle des connaissances et des compétences prévu par l'arrêté du 5 mars 2024. Cette échéance de trois ans à compter de la publication de l'arrêté, le 13 mars 2024, vaut pour toutes les attestations délivrées avant le 31 décembre 2022 ; celles délivrées à partir du 1er janvier 2023 valent cinq ans à compter de leur délivrance, et au plus tard jusqu'au 31 décembre 2028.
Combien coûte la formation hygiène et salubrité ?
Aucune source officielle ne fixe le prix d'une session : ni le code de la santé publique, ni l'arrêté du 5 mars 2024, ni la fiche de certification. Les montants trouvés en ligne viennent des organismes qui vendent la formation. Ce qui est établi, c'est que la certification RS6939 est enregistrée au Répertoire spécifique : la formation entre donc dans le champ des actions mobilisables avec le CPF, dans la limite de 1 500 € de droits depuis le 26 février 2026.
Faut-il un diplôme pour s'inscrire ?
Non. Le seul prérequis d'entrée posé par la fiche de certification RS6939 est d'être majeur. Aucun diplôme ni aucune expérience professionnelle ne figure dans les conditions d'accès.
Un salarié doit-il avoir sa propre certification ?
Oui. L'obligation pèse sur la personne qui met en œuvre la technique, et la certification est délivrée nominativement, à chaque personne ayant suivi la formation et validé l'évaluation. Le fait que le gérant du studio soit formé ne couvre pas un salarié ni un tatoueur invité qui pique lui-même.
Sur le même sujet
- Hygiène et salubrité : la réglementation du studio, au-delà de la formation
- Autorisation parentale en piercing : mineurs et document à faire signer
- Tatouer un mineur : âge et autorisation parentale
- Consentement microblading : le formulaire à faire signer
- Conserver les fiches de consentement dans les règles (RGPD)
Sources officielles
Les règles citées dans cet article proviennent des textes suivants. Nous vous invitons à les consulter directement : seul le texte publié au Journal officiel est opposable.
- Code de la santé publique, art. R. 1311-1 à R. 1311-13 — champ d'application, déclaration ARS, formation, hygiène, pistolet perce-oreille, mineurs et information — Légifrance
- Code de la santé publique, art. R. 1311-3 — obligation de formation aux conditions d'hygiène et de salubrité — Légifrance
- Code de la santé publique, art. R. 1311-2 — déclaration de l'activité auprès du directeur général de l'ARS — Légifrance
- Code de la santé publique, art. R. 1311-7 — qui peut mettre en œuvre le pistolet perce-oreille — Légifrance
- Arrêté du 5 mars 2024 (version consolidée) — durée, certification, habilitation des organismes, dispenses, régime transitoire et annexes — Légifrance
- Arrêté du 11 octobre 2024 modifiant l'arrêté du 5 mars 2024 — maquillage permanent, équipe pédagogique et article 10 — Légifrance
- Arrêté du 12 décembre 2008, abrogé — l'ancien régime de l'attestation — Légifrance
- Arrêté du 29 octobre 2008 — conventions collectives et codes NAF autorisant le pistolet perce-oreille — Légifrance
- Arrêté du 23 décembre 2008 — modalités de déclaration de l'activité — Légifrance
- Code de la santé publique, art. R. 1312-8 à R. 1312-14 — sanctions pénales et confiscation — Légifrance
- Code pénal, art. 131-13 — montant des amendes contraventionnelles — Légifrance
- Code du travail, art. L. 6323-6 — éligibilité au CPF des certifications du répertoire spécifique — Légifrance
- Décret n° 2026-127 du 24 février 2026 — plafond de 1 500 € des droits CPF pour le répertoire spécifique — Légifrance
- Fiche RS6939 — Certification aux conditions d'hygiène et salubrité pour la réalisation des techniques de tatouage et du perçage corporel — France compétences
- Fiche RS6681 — Création et réalisation de tatouages artistiques complexes (à ne pas confondre) — France compétences